CIDOC BULLETIN

Volume 7, aôut 1996

   [in English]


RAPPORT DU GROUPE DE TRAVAIL NORMES DOCUMENTAIRES

Lors du congrès de l'ICOM à Stavanger, le groupe de travail "Data Model" et le groupe de travail "Data Terminology" ont fusionné en un nouveau groupe de travail, baptisé "Data Standards Workgroup". Ces deux groupes y ont présenté respectivement un Modèle de base de données relationnelle CIDOC et des Directives pour la classification des informations.

Le groupe de travail "Data Standards" envisage d'élaborer trois standards de données destinés à être conjugués avec le Modèle de base de données relationnelle CIDOC, à savoir: Sites Archéologiques, Ethnologie et Directives pour la classification des informations. Ce groupe de travail a également l'intention d'organiser un atelier de travail à Nairobi, dont tous les détails seront communiqués ultérieurement.

En attendant, le groupe de travail "Data Standards" a organisé les 6, 7 et 8 mars derniers, une réunion de travail à Héraklion (Crète, Grèce) pour discuter des méthodes orientées sur l'objet (méthodes O-O) et des techniques portant sur l'extension et l'amendement du Modèle de base de données relationnelle CIDOC.

Au terme des diverses présentations, démonstrations et de nombreux palabres, le groupe a convenu ce qui suit:

  1. Les prochains modèles CIDOC seront basés sur les méthodes, techniques et formats O-O. Durant la phase d'élaboration, le groupe continuera à mettre à disposition le Modèle de base de données relationnelle CIDOC actuel. Les personnes qui décident d'y avoir recours doivent néanmoins savoir qu'elles ont là un modèle qui finira par tomber en désuétude, étant donné qu'il ne fera plus l'objet d'aucune modification ni d'aucune amélioration ultérieure. Le modèle O-O reprendra intégralement toutes les informations importantes contenues dans le modèle relationnel actuel et offrira une flexibilité et des possibilités d'extension que ne permet pas une approche relationnelle. Les informations implicites du modèle relationnel seront présentées de façon explicite dans le modèle O-O. Le modèle O-O est par exemple en mesure de donner différents niveaux d'information, allant d'un aperçu général à une recherche très ciblée permettant l'affichage, l'utilisation et la récupération simultanées d'informations en provenance de différents points d'accès..
    Le modèle relationnel actuel est entièrement basé sur la documentation d'objets muséaux et sur leur provenance. Le modèle O-O permettra par contre de gérer des collections plus spécifiques et de rechercher des informations complémentaires y afférentes. Ce système contribuera à la qualité de la communi-cation, des échanges d'informations et de l'accès du public aux informations muséographiques.
  2. Le groupe veut que le modèle O-O soit un "modèle référentiel conceptuel" (Conceptual Reference Model - CRM), sur lequel peuvent venir se greffer d'autres modèles portant sur des domaines très spécifiques.. Le CRM se veut un produit-clé, un insrument intellectuel et conceptuel, permettant de définir et d'intégrer des sous-ensembles et des extensions formellement com-patibles. Dans ce contexte, le groupe a pour tâche de prévoir un forum pour la consolidation, la validation et l'intégration de ces composants CRM.
  3. Une première ébauche du CRM sera créée par un sous-groupe qui analysera le modèle relationnel actuel et le convertira en un modèle O-O. Ce sous-groupe devra rendre compte au groupe qui l'a investi de cette mission des problèmes et des exceptions qu'il a rencontrés, définir les procédures de conversion qui s'imposent et formuler des recommandations en vue d'amender le CRM. Cette première version devrait être prête pour le mois de septembre, afin de pouvoir être mise à la disposition des membres du groupe lors de la conférence CIDOC à Nairobi.
    Dans une seconde phase, il s'agira de tester et de perfectionner le CRM en l'appliquant à des domaines, des projets et des problèmes spécifiques.. Ce travail sera confié à des sous-groupes qui sont spécialisés dans un domaine bien précis et qui devront rendre compte à l'ensemble du groupe de travail.
  4. Pour compléter le modèle O-O, le groupe entend fournir du matériel de support, comprenant des documents de présentation, des manuels, des procédures de conversion et d'autres informations contribuant à la compréhension et à l'utilisation de ce nouveau modèle. Le modèle O-O implique une autre logique de consultation des données car, s'il est extensible et plus flexible, il est aussi plus complexe.
  5. Nous attendons avec impatience le moment de pouvoir présenter ce travail aux membres du CIDOC en septembre à Nairobi.

    Nick Crofts et Pat Reed, coprésidents